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les surprises nocturnes olfatiques et toxiques du CSDU de Précilhon

mercredi 22 mars 2006, par riverains

Ce ne sont plus des odeurs ; ce sont des agressions chimiques :

Des mélanges de putréfaction et biogaz qui rentrent la nuit et au petit matin dans ma maison, qui est ici depuis 500 ans, solide, costaude qui abrite ma famille depuis 17 ans, mais qui n’est pas 100 % étanche - , donc elle ne peut pas nous protéger contre ces invasions nocives, irritantes et nauséabondes. Cette nuit à une heure, dimanche matin à sept heures, et beaucoup d’autres nuits c’est la même programme : ça me réveille, l’estomac noué je rôde dans la maison, en attendant que ça passe, j’ai peut-être la santé fragile, mais ce n’est pas une raison pour en rajouter, t je sais que ce n’est pas possible de se plaindre ailleurs qu’auprès de l’association de riverains, les services officielles diront n’importe la saison : « Oh, mais c’est l’épandage » ou nient carrément qu’il y a des odeurs et encore moins des nuisances. Donc encore une fois de plus je m’exprime ici sur ce forum mis à la disposition de tous par l’association des riverains de cet enfer puant qui fait figure de décharge moderne. Nous savons tous que le préfix bio- dans le mot biogaz ne veut pas dire inoffensif ou bon pour la santé : c’est bien si bien géré, pour remplacer les carburants.

Bien sûr vous direz le gaz est volatile et sera dispersé une fois émis dans l’atmosphère — mais pourquoi ça descend tous les jours et nuits la colline qui donne sur le quartier Mouragnet, et pourquoi tous les matins à l’aube le chemin Mouragnet au niveau du tennis sent très fort ce gaz ? Depuis plus d’un an c’est tous les matins pareil, je ne sais pas comment c’est plus loin sur le chemin.

Il y a un troupeau d’une centaine de vaches à viande qui doivent respirer tous les jours ce gaz nocif et malodorant, bien sûr elles ne disent rien, mais à la fin de leur vie elle serviront à la consommation.

Je cite Toxicité des substances de biogaz

http://www.ulg.ac.be/cwbi/projets/atlas/principes/incidence.htm

Dans le biogaz il existe une multitude de substances qui, même si elles ne sont présentes qu’en faible quantité, peuvent être dangereuses pour la santé. Le Tableau 4 en reprend quelques-unes, leur concentration dans le biogaz et les valeurs d’exposition permises, qui sont de deux types. D’une part, les valeurs d’exposition continue, TWA (Time Weighted Average) qui sont les concentrations maximales auxquelles presque tous les travailleurs peuvent être exposés jour après jour, 8h par jour, 40h par semaine, sans avoir de conséquence pour la santé. D’autre part les valeurs d’exposition à court terme, STEL (Short Term Exposure Limit) et IDLH (Immediately Dangerous to Life or Health), qui sont les concentrations maximales permises auxquelles les travailleurs peuvent être exposés pendant une courte période (15 minutes) sans avoir de conséquence irréversible pour leur santé et sans les empêcher de sortir par eux-mêmes de la zone exposée. Bien qu’une certaine durée d’exposition soit prévue pour ces normes, il est conseillé de sortir au plus vite. Remarquons enfin que ces valeurs sont soit des recommandations (NIOSH) soit des normes légales (OSHA, Belgique).

 Le méthane est incolore, CH4, inodore, et non toxique. Il peut cependant provoquer des asphyxies en prenant la place de l’oxygène dans l’air.
 Le gaz carbonique, CO2, est un produit incolore, inodore et non-inflammable. A forte concentration, il provoque des malaises et des maux de tête et il a une influence sur le rythme cardiaque et sur la pression sanguine. Il joue également le rôle d’asphyxiant en prenant la place de l’oxygène dans l’air.
 Le monoxyde de carbone, CO, est un gaz très toxique. Il provoque à très faible concentration des symptômes allant du mal de tête à la perte de connaissance. Il doit être pris très au sérieux car il peut entraîner la mort.

 Le sulfure d’hydrogène, H2S, est un gaz très toxique et inflammable. Il possède une odeur caractéristique d’œuf pourri. Les symptômes provoqués les plus courants sont maux de tête, vertiges, confusion et douleurs de poitrines. Respirer du sulfure d’hydrogène peut entraîner la mort.
 Le benzène, C6H6, est une substance inflammable et très toxique. Il provoque des malaises allant jusqu’à la perte de conscience. Les travailleurs exposés peuvent ressentir des maux de têtes, des nausées et même avoir des convulsions. Le benzène est cancérigène.
 Le toluène, C6H5CH3, et les xylènes, C6H4(CH3)2, présentent les mêmes symptômes que le benzène mais ne semblent pas cancérigènes. Ce sont des substances inflammables.
 Le chloroéthylène, C2H3Cl, est très inflammable et très toxique. Outre les symptômes habituels tels que nausées, vertiges et pertes de conscience, cette substance peut avoir des effets sur le foie, les vaisseaux sanguins et les tissus conjonctifs. Il est cancérigène et peut provoquer des dégâts génétiques héréditaires.

Nous remarquons que tant les valeurs d’exposition continue que celles à court terme peuvent être dépassées pour certaines substances. Cependant ces observations ne sont valables que pour des endroits confinés car lorsque le biogaz est émis dans l’atmosphère il est fortement dilué et dispersé par la circulation de l’air (vent, courants thermiques,...). Il est toutefois nécessaire de se préoccuper de ces substances présentes à l’état de traces car, même si leurs limites d’expositions respectives ne sont pas atteintes, l’addition de différents éléments toxiques augmente le risque de provoquer des effets chez les humains.

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