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Glossaire

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CSDU  
Centre de Stockage de Déchets Ultimes
(ancien sigle CET =centre d'enfouissement technique)
CLIS  
Commission Locale d'Information et de Surveillance
SMTD  
Syndicat Mixte de Traitement des Déchets
DRIRE
 
Directions Régionales de l'Industrie de la Recherche et de l'Environnement
Déchet ultime
(Source : Vital'Amognes)

Selon la définition qu'on lui donne, la facture d'ordures ménagères peut varier sensiblement. Le déchet ultime, en effet, est le seul qui puisse encore, légalement atterrir en décharge. Or, il semble que les critères qui le déterminent varient d'un département à l'autre.
Résidus de l'incinération, déchets non valorisables provenant de la collecte sélective ou du tri, élément non valorisable en fonction des connaissances et des techniques du moment, déchets restants faute de capacité suffisante en incinération ou déchets pour lesquels il n'existe pas d'équipement en service ...

(source dictionnaire-environnement)-
Loi N°92-646 du 13 juillet 1992 relative à l'élimination des déchets et à la récupération des matériaux prévoit la suppression des décharges brutes à compter du 1er juillet 2002 pour n'autoriser que les centres de stockage des déchets ultimes. Elle définit un déchet ultime comme un déchet résultant ou non du traitement d'un déchet, qui n'est plus susceptible d'être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux.

Le lixiviat
(Source : Wikipedia)

Le lixiviat est le liquide résiduel qui provient de la percolation de l'eau à travers un matériau.
Dans le cas de déchet, le lixiviat se charge de polluants organiques, minéraux et métalliques, par extraction des composés solubles (lixiviation facilitée par la dégradation biologique des déchets) et risque ainsi de provoquer la pollution de la nappe phréatique. Cette contrainte est particulièrement importante pour la localisation des décharges.
C'est en grande partie, la nature du lixiviat qui détermine la capacité des mâchefers d' incinération d'ordures ménagères à être réutilisés, comme remblai de tranchée ou sous-couche de chaussée par exemple. En France , c'est la circulaire du 9 mai 1994 qui détermine les différentes catégories de mâchefers selon leurs lixiviats.

PCB
(Source : ministère d'Ecologie)

Les Polychlorobiphényles (PCB)

Les PCB ont été fabriqués industriellement à partir de 1930. Leur production est arrêtée depuis les années 80. Les PCB et PCT sont plus souvent connus en France sous la dénomination de pyralène, arochlor ou askarel. Leur stabilité chimique et leur ininflammabilité ont conduit à utiliser ces produits comme diélectriques dans les transformateurs et les condensateurs, fluides caloporteurs ou isolants. Ils ont été largement utilisés comme lubrifiants dans les turbines et les pompes, dans la formation des huiles de coupe pour le traitement du métal, les soudures, les adhésifs, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone.

Quels enjeux pour la santé ? La toxicité aiguë des PCB est faible pour l'homme : une exposition accidentelle de courte durée aux PCB n'a pas de conséquence grave. Une exposition aïgue à forte dose est associée à des irritations de la peau (chloracné) et plus rarement des infections hépatiques, neurologiques, des bronchites chroniques, des maux de tête, des vertiges, des dépressions, des troubles de la mémoire et du sommeil, de la nervosité et de la fatigue, et de l'impuissance (environnement Canada, 1985). Ces troubles sont, pour certains, réversibles. Les effets chroniques entraînent des dommages du foie, des effets sur la reproduction et la croissance, et des possibilités de cancer.
Les PCB sont classés en tant que substances probablement cancérogènes pour l'homme et ont toute une série d'effets néfastes chez l'animal, notamment toxicité pour la reproduction, immunotoxicité et cancérogénicité Les effets sur les hormones thyroïdiennes et les conséquences possibles sur le développement du cerveau sont l'objet de discussions à l'heure actuelle. En outre, à partir de 500°C et en présence d'oxygène, la décomposition des PCB peut se traduire par le dégagement de composés à forte toxicité, les « furanes » et « dioxines ».

Donc ce qu'on respire avec la fumée des feux des CSDU mal gérés !!!

La réglementation
En Europe, l'utilisation des PCB dans les applications ouvertes telles que les encres d'imprimerie et les adhésifs a été interdite en 1979. La vente et l'acquisition de PCB ou d'appareils contenant des PCB ainsi que la mise sur le marché de tels appareils neufs sont interdites en France depuis le décret du 2 février 1987.
Le décret du 18 janvier 2001 transcrit en droit français la directive 96/99/CE du 16 septembre 1996 concernant l'élimination des PCB et des PCT il prévoit la réalisation d'un plan d'élimination des PCB, à partir d'inventaires constitués sur la base des déclarations des détenteurs d'appareils contenant des PCB. L'échéance pour cette élimination est fixée au 31 décembre 2010.

 

Les boues primaires
(Source : Wikipedia)

Les boues primaires  : Ce sont les dépôts récupérés par une simple décantation des eaux usés. Elles présentent des concentrations élevées en matières minérales (sables, terre…) mais aussi en matière organique pouvant évoluer.

Les boues physico-chimiques
(Source : Wikipedia)

Les boues physico-chimiques  : elles ressemblent aux boues primaires sauf que durant le traitement de l'eau usé, il a été rajouté un réactif (sels de fer, d'aluminium) pour agglomérer les fines particules et améliorer la décantation.

Les boues biologiques
(Source : Wikipedia)
Les boues biologiques  : elles sont aussi appelées boues secondaires, elles proviennent d'une épuration biologique des eaux (boues activées, disques biologiques, lits bactériens…). Ces boues, de concentrations médiocres (10g/l), sont très organiques car elles sont principalement constituées de corps bactérien et de leur sécrétions.
Le biogaz
(Source : Wikipedia)

Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d' oxygène.
Cette fermentation se produit naturellement (dans les marais) ou spontanément dans les décharges contenant des déchets organiques.

Mâchefer
(Source : Wikipedia)

Le mâchefer est le résidu solide de la combustion du charbon ou du coke dans les fours industriels ou bien encore de celle des déchets urbains dans les usines d' incinération. Il est souvent réutilisé par les travaux publics comme remblai de tranchée ou sous-couche de chaussée en substitution de matériaux plus nobles, tel que le sable.
Les mâchefers issus du traitement des déchets sont plus ou moins pollués et doivent être recyclés avec précaution. Jusque dans les années 1990, il était d'usage, dans les usines d'incinération d'ordures ménagères, d'incorporer les suies produites par le filtrage des fumées dans les mâchefers. Ceux-ci bénéficiaient ainsi des qualités de liant hydraulique des suies (effet de prise comparable à celui du ciment).
En France, c'est la circulaire du 9 mai 1994  qui détermine désormais les différentes catégories de mâchefers et leur aptitude à réutilisation. On prend en compte la teneur en imbrûlés et le risque de transfert des polluants internes par dissolution (phénomène de lixiviation).
Les mâchefers sont considérés comme valorisables (catégorie V) si leur teneur en imbrûlés est inférieure à 5% et s'ils sont faiblement lixiviables (ils contiennent peu de métaux lourds facilement solubles).

  • Les mâchefers intermédiaires (catégorie M comme maturation) ne respectent pas tous les critères de la catégorie précédente mais doivent pouvoir les atteindre après quelques semaines de stockage ; c'est le temps généralement nécessaire à l'accomplissement d'un phénomène de carbonatation qui « emprisonne » les molécules polluantes au sein du matériau.
  • Les autres mâchefers doivent être mis en stockage permanent (catégorie S).

© Association des riverains du C.E.T. de déchets de Précilhon